Landau

Parfois je me demande si ma tête va bien.
Je lui parle et elle me répond que ça va.
Mais je n'y crois pas.
Parfois j'ai des chats dans les tibias
Et ma jambe miaule quand arrive la lune.
Le souci c'est qu'ils me laissent des poils
Et un cerveau en forme de citrouille
Que je n'arrive pas à retirer.
Les tombes sont musclées
Et les landaus aussi.
Un jour je discuterai avec les poissons
Et les baleines,
J'irai en haut des pyramides
Et je crierai mon nom.
Je poserai mon placenta
Sur la place Tiananmen
Je ferai des bonds entre les chaussures
Des gens.
Mon ventre a grandi en quelques années,
Il a pris l'habitude de manger la chair du soleil.
Je respire, je respire !
Je ne gratte pas derrière la porte
Pour que Dieu m'ouvre
Mais je fais tout comme.
Les maisons ont des pieds en cartons
Et un parchemin où est décrit
La route la plus sinueuse
Qui me mènera à moi.
Un enfant joue à chat
Avec mon tibia,
Des lunes ont perdu
Leur tête.
On ne dessine jamais
La mort sur les tableaux blancs,
Ils restent blancs,
Comme le ciel un printemps.
Les coléoptères coopèrent
Pour faire tomber l'oiseau
De son nid.
Le vide a une drôle de voix.
Je ne l'entends plus,

Il est parti je pense.

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