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Affichage des articles du septembre, 2015

Presque, presque, presque liquide

Des aubes se lèguent
De parents à enfants.
Un ordinateur naît
Dans le ventre d'une hirondelle.
Presque, presque, presque liquide,
Je passe dans une serrure
En couvant mon ombre.
Un siècle n'est pas assez
Pour découvrir la mère.
Mon corps trace une ligne
Au milieu de ton ventre
Et je saute d'un trottoir l'autre.
Ma tête fait presque dix fois
Ma jambe mais pourtant
Je fléchis.
Qu'est-ce que le vide sinon
Le nombril du vent ?
Un macaque pousse la porte,
Il gémit.
Je couvre mon visage avec
Une feuille A4.
Le ventre se lève,

Il a faim.

Claustrophobie

Le ciment est proche
De ma langue.
Il y a des elfes et des druides
Qui saturent
Le ciel avec des couleurs.
Je mesure une planète
Avec ma main et mon thorax.
Je ne regarde pas les mois défiler
Sur les podiums et les routes
Mais il y a en moi comme un mur
De cristaux liquides
Qui agite ma pensée
Encore trop saine
Pour parler aux oiseaux.
Le temps fait des siennes,
Il s'habille en clown
Et fait chavirer une montagne.
Des presqu'îles ont des biceps.
Un enfant fait la manche au soleil.
Je ne regrette rien,
Rien de rien.
Mes ongles sont en carbones.
Les miroirs fondent avec les jours.
Claustrophobie dans une assiette.



Claustrophobie dans un verre d'eau.

Je chante la vie

Le coton est bas,
Le coton est bas,
Il y a un os dans mon sac &
Des colombes dans mon chapeau.
Je rêve dans mon igloo
De la chaude écorce du ciel.
Un moine galipette
Avant de prier.
Je jette une pierre
Le long de ma jambe.
Qu'est-ce qu'un bruit ?
Qu'est-ce qu'une lanterne ?
Je suis une brute lumière.
Une écorce,
Une écorce.
Les firmaments
Coulent entre mes meubles.
Je chante la vie.
Je la chante à l'oreille de mon ombre.
Je la travaille au corps.
J'ai beau empoussiérer
Mes dessins,
Ils me sourient encore.


L'après-midi dénude ses jambes.

Tout reste à faire.

Je deviens imparfait

Dormir, dormir, dormir sous le grain de sable qui m'a vu naître. La lunette est joueuse, espiègle, elle montre les dents. Le monde tourne sur lui-même et moi je vaque vers des sentiers battus. Courbe du ventre, courbe du temps, une pensée me vient, une autre, et une autre encore. L'érosion du cerveau, la pensée n'a pas de méthode, elle vrille sous les tropiques avec mon casque de velours. Un plaisir partagé, une nuit sans sommeil hurle à la fenêtre. Des rides et des écorces, des traînés de cheveux partent dans le désert trouver leurs oasis. Je m'étale sur mon lit, je grave une page sur ma langue. Le temps me paraît long, mais il n'est pas plus long qu'un sabre ou qu'une ligne. Ma voix devient rare. Je lance des bouteilles à la mer. Je deviens un petit navire, un cube de glace miroitant l'avenir.
Une lessive se fait,
une lessive se fait.
Jamais ! Jamais !
Une écoute prolongée de mon propre cœur me permet de mieux comprendre les turpitudes du monde. Je po…

L'histoire du temps

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Vague

Personnalisé,
Dépersonnalisé,
Analyse du dé
Mal tombé.
Bleus aux yeux
Et vague horizon,
Les âmes sèchent leurs linges
Au-dessus d'une paupière tordue.
Vague corps,
Vague peau,
La chair est triste,
Chair est la triste.
Bleus aux yeux,
Flou et flou et flou et flou et flou et flou et flou et flou et flou et flou.
Cordon ombilical sur le miroir.
Vague à l'âme.
Ocre.

Des momies se roulent dans la farine

L'été feint la mort.
Une écume fait vibrer mes orteils,
J'entends les enclos s'ouvrir
Dans la mer.
Des vaches nagent jusqu'au vertige,
Une angoisse nous étonne
Et nous fait avaler des enfers.
Je pousse mes dents jusqu'à la porte,
Elles s'enfuient.
Mon cerveau planifie ses prochains échecs.
Personne ne s'étonne ?
Qui s'étonne ?
Personne ?
Des momies se roulent dans la farine,
Un miroir renvoi à mon visage
Des cubes imaginaires,
Je penche mon corps au-dessus
D'un autre corps.
Les mains ont des pieds de cinquante fois
Leur taille.
On ne maudit jamais assez les moustiques.
Un meuble danse la valse dans l'au-delà.
Je mets ma main au feu
Et mon sexe dans l'eau.
Une graisse s'impatiente devant la foule.
Mes oreilles forment des mondes.
J'entends Pluton et mes artères.
Laissez le môme tranquille.

Laissez le môme tranquille.

"Je" se remplit

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Dessins berlinois

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Le risque de vivre

Le risque de vivre
Ressemble au risque d'avoir une avarie du ventre.
On ne sait pas quand cela peut arriver.
Un jour, j'ai chanté, chanté très fort,
Avec mon anorak sur le dos
Et mes chaussures au pied.
J'ai entendu les mouettes
Et les goélands faire une syncope
Et ouvrir la mer en deux.
J'ai traversé le passage,
J'ai aplati mon cerveau d'érudit
Et le ciel m'est tombé dans la tête,
Vers l’hémisphère droit.
Alors depuis,
Les jours ont compté double,
Mon ventre est resté terne,
Sans fissures.
J'ai appris à calmer mes errances
Pour me retrouver
En fontaine d'eau.

Un vautour

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Un vautour ! Un vautour!
Où ça? Là! Un vautour! Un vautour !
Où ça? Ici !
Un vautour! Un vautour !
Où ça? Là-bas! Un vautour! Un vautour !
Où ça? Moi