Sibérie

Les courbes de ma tête
Me rappellent que la Terre est ronde.
Je cache ma mort dans la poche
D'un prisonnier.
Le loup
Est poilu jusqu'à la queue.
Un aigle au cœur,
Il s'envole comme un âne
Mal aimé.
Je brise la vitre qui me sépare
Des danses,
On ne berce pas ses yeux
Quand la guerre arrive.
La chaise marche
Jusqu'à Singapour,
Les pluies mouillent les morts
Qui ne perdent pas de temps
Pour revenir à la vie.
Un mur en coton
Tombe sur ma bouche.
Je l'embrasse tendrement
Et je tombe dans un volcan
Froid comme un nuage

En Sibérie.

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