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Goût

Un goût d'espace Dans ma bouche, Je traverse le corps Malade en mangeant Des bonbons. Un siècle dans ma tête, Des routes Sous les veines, Un chant des pieds. Les ombres déterminent La taille des humains. On couche sur soi-même Pour écrire de la poésie Méditative. Un serpent à deux têtes Me demande Les clefs Du vide. Je l'ai dans la poche Gauche de mon troisième Jeans Que je porte Le 5 mai 1989. Penser à l'avant De sa naissance Permet de porter Son cerveau Comme un trophée. Des ongles Sur la tête, Mes murs Se cachent derrière Les fenêtres. Un miroir que l'on Découpe en quatre, Un monde roule Jusqu'au petit matin.

Pastèk

Pastèk transgénique. COUPOPO Délocieux Coulou loup Dretarytar Bachikototot les hérissons ayerive Alagare bégonia Tanratule Loussive T shirt cnabl Freatique GF gf Gferité PTOTO azer'@ Hgistere

Voraces

Un carré dans un triangle, Mon corps dans le monde. Descendre d'un bus Et monter dans une charrette. Le poids des oiseaux Permet une meilleure Digestion de Dieu. Un triangle dans un losange, Mes pieds sur la Terre. J'ai recraché tous mes mots Ainsi que des verbes Comme « rouspéter » « Décéder », « vivre ». On éteint le feu Avec du feu liquide, J'avale la pluie Comme des médicaments Sans sens. Une planète cachottière Fait le tour du cosmos Pour faire tomber Les humains. Un zoo de fleurs Voraces. Les secondes Se jettent à l'eau. On ne compte Plus qu'en heure.

Toit

Une famille Immortelle traverse La route. Un ange à deux têtes S'étonne Du tempérament Du cheval. Un ventre qui se balade Au-dessus de la Terre. Des aiguilles au cou Et un chapeau Sur les cheveux, Le monde Dessine un homme Sur le toit d'une voiture. Des muscles Pour oiseaux Inconnus. Le passé ressemble A un avenir Plus nostalgique.

Zorro

Des bateaux qui se guettent Avant de jeter le poisson à l'eau. Un creusement dans mon cerveau Me permet d'écrire Aussi vite que Zorro. Une tempête à l’œil, Des oies dans le ventre, Je cherche un lance-flamme Pour brûler un nuage pas beau. Les lumières s'éteignent Comme les hommes. Une voiture avale Une anguille. Je coupe l'arbre bleu Qui pousse sur mon nez. Des équipes de foot Se disputent Un ballon ovale. Découpage de papier La nuit, Je reconstitue ma famille Avec de l'argile. Je pense aussi peu Qu'un cachalot Face à une vague. Le futur a de jolies dents, Un funambule Sous la casquette. Le passé a une oreille Brisé, Il n'entend plus rien. Heureusement

Métro

Des mers coulent Dans le métro. Une envie de vivre En regardant Un bar rempli D'ours polaire. Les cicatrices Que l'on compte Ne sont que Des bruits Du corps Qui veut s'échapper. Une valse Entre une centaine De personnes Et un ordinateur Nain. Le temps est clément Comme une clémentine Tempère Sa couleur. Un verbe Qui fait du deltaplane Avant d’atterrir Dans ma bouche. Mes lèvres Soulèvent Le cosmos Et la fin du monde. Croisons les cheveux Et les doigts Pour que le ciel Ne fasse pas Tomber sa chemise.

Table

Des clefs sur Pluton. Une toupie Toupine Sur une table Blanche. Les morts ne demandent Jamais d'être remboursé Par la vie. Une colombe Tombe sur le cou. Les ombres avalent Les arbres Pour les faire avancer. Un couteau coupe Une fourchette, Les villes ressemblent De plus en plus A des dauphins Échoués. Le comble De sentir le sang En soi alors Qu'il nous fait peur. Couler en soi Pour retrouver La vitalité D'un catcheur malade. Chapeau sur le doigt, Art dans la paume. On néglige les pommes Et les bananes. On préfère le vide De notre vi(e)déo.